Combat contre une lamproie enragée.

Combat contre une lamproie enragée.
Drogué par mes rêves, je ne parviens plus à me rendre compte quand je vais trop loin... Une nuit tout m'a semblé si beau. J'ai voulu me donner les moyens de retrouver cet état de grâce. Mais au réveil, le monde m'a semblé perverti: mes rêves transformés en cauchemars, mon idole devenue lamproie et moi la proie pourchassée par ce que je recherchais. Difficile atterrissage! Au début j'ai tenté la solution pacifiste: rencontrer la grosse et vilaine bête, discuter et jouer cartes sur table. Sans résultats. Je n'avais plus qu'à fuir... mais la bestiole est revenue à l'attaque! Impossible d'en obtenir la moindre information. J'aurai juste voulu savoir pourquoi tout est si compliqué lorsqu'on croit en ses rêves.

# Enviado el viernes 17 de julio de 2009 19:40

Modificado el sábado 29 de agosto de 2009 08:31

Catalepsie des regards.

Catalepsie des regards.
C'est fou comme de simples regards peuvent vous absorber. Cette sensation d'évasion, quelques microsecondes, le temps d'un voyage entre iris et rétine. Partager un bout de temps, ne plus savoir quoi faire, ne plus rien différencier. Asphyxie générale.

Être paralysé. Chercher et comprendre, déceler le bien et le mal. Être souvent étonné de l'infini vide qui rempli certains êtres, malgré la fréquence de cette rencontre. Ces cervelles qui ne connaîtront jamais un niveau plus élevé que l'école maternelle - des losers qui passeront leur vie à bouffer de la colle. Ceux qui se sentent obligés de te parler, même de grand matin, bouche pâteuse et trace de l'oreiller en prime.

Et il y a ceux qui se contenteraient et rêvent de l'insaisissable. Ceux qui espèrent un jour atteindre un équilibre. Je pense qu'ils sont peu. Mais je ne suis pas pressé... et sans doute pas encore prêt. D'ailleurs de simples regards pourraient-ils m'aider, ou seulement me tromper? Avec les déchets de nos vies, il faut faire le tri régulièrement, en essayant de dissimuler nos erreurs passées. Alors je continuerai à surveiller.

# Enviado el jueves 25 de junio de 2009 10:22

Modificado el sábado 29 de agosto de 2009 08:58

Remettre. Passé simple, première personne.

Remettre. Passé simple, première personne.
C'est l'histoire d'un petit garçon qui en arriva au point de devoir s'attacher les mains pour ne pas jouer avec un cutter... Il a décidé que sa fin serait un barbecue: sa poussière ira polluer la vie de ceux qui l'ont pourri puis elle s'envolera, apaisée, vers le cimetière des éléphants.

Je suis un petit garçon semblable. Arrivé à cette limite, je dois sans doute me remettre en question. Je remarque que c'est lorsque je me sens au plus mal que j'ai ce besoin d'écrire. Sans mentir, je ne dois pas aller très bien! Je regrette les excès: trop de sollicitations et d'attentes d'un côté - sans doute pas assez de temps et de volonté d'un autre. Pourtant on dit que rien n'est impossible... On m'a menti. «Entre amis et amants il n'y a qu'un pas», en écrivant cette phrase, je n'aurais pas imaginé qu'elle décrirait mes sentiments, quelques mois plus tard! J'aurais voulu réussir là où ils sont nombreux à ne jamais échouer. Mais plus je m'approche, plus tout s'éloigne.

Jamais je n'ai ressenti à la fois autant d'amour et de haine: ma peine se transforme en rage. Je semble souvent excessif. Je vis dans la démesure, je vois les choses en grand. Au début mon monde était dominé par des phallocrates en rute, tout semblait apaisé. Le calme avant la tempête! J'ai franchi des limites et il sera difficile de faire marche arrière.

Pour un temps les banquettes arrières ont eues leur apogée. Mais le froid est arrivé rapidement et a gagné de nombreuses entrailles. Alors depuis quelques temps une pause constante s'est installée sur mon visage. Et elle est seulement interrompue par des moments de culpabilité lorsque je me force à sourire. Chacune de ces mimiques déchire mon visage qui n'aura bientôt plus la force de mentir. Mes miettes de détresse s'ajouteront aux fragments de nostalgie pour encore mieux me trahir. Alors tout le monde comprendra et m'aiderai à me comprendre.

# Enviado el sábado 01 de noviembre de 2008 19:19

Modificado el sábado 29 de agosto de 2009 09:00

Mémoires et souvenirs d'une jeune bouteille dérangée... et de ses excès de téquila.

Mémoires et souvenirs d'une jeune bouteille dérangée... et de ses excès de téquila.
C'est toujours pour une bouteille que l'on se retrouvera dans un décor de spots clignotants, à remuer nos popotins sur la piste! Ou parfois simplement pour s'assoir, pour regarder, pour se moquer des crétins à perruques, pour déceler des regards qui, même échangés discrètement, ne peuvent que révéler une double vie. Et à cinq heures du matin on s'arrêtera encore au beau milieu des bois en culottes courtes, à essayer d'avaler encore quelques verres. Mais l'alcool finit toujours par nous brûler la gorge.

La musique me transperce les chairs et le nuage de fumée qui m'enveloppe peut donner l'impression de voler. Les bouts de cigarettes en feux sont les étoiles qui guident ces soirées. On a mal aux jambes. On se calme. On récupère les compères allongés sur l'asphalte pour repartir de plus belle. Puis soudain le bordel qui trône dans nos têtes fait contraste avec le silence de la nuit. C'est à ce moment qu'on reconnais ses vrais amis. Ceux qui nous ressemblent. On se dit alors qu'on ne se quittera plus.

# Enviado el jueves 20 de diciembre de 2007 05:50

Modificado el sábado 29 de agosto de 2009 07:04