C'est l'histoire d'un grand petit-garçon qui un jour en arriva au point de devoir s'attacher les mains pour ne pas jouer avec un cutter... Le garçon c'est moi - et j'ai déjà décidé que ma fin ne serait pas un enterrement mais un barbecue! Ma poussière ira polluer la vie de ceux qui m'ont pourri puis elle s'envolera au cimetière des éléphants.
Arrivé à cette limite, je dois sans doute me remettre en question. Je remarque que c'est lorsque je me sens au plus mal que j'ai ce besoin d'écrire. Je ne vais pas me mentir, je ne dois pas aller très bien! Je regrette mes excès: trop de sollicitations et de besoins d'un côté - sans doute pas assez de temps et de volonté de l'autre. Pourtant on dit que rien n'est impossible... M'aurait-on menti? «Entre amis et amants il n'y a qu'un pas». En écrivant cette phrase, je n'aurais pas imaginé qu'elle décrirait encore mes sentiments, quelques mois plus tard! J'aurais voulu réussir là où ils sont nombreux à ne jamais échouer. Mais plus je m'approche, plus tout s'éloigne.
Jamais je n'ai ressenti à la fois autant d'amour et de haine - et c'est surrement à cause de ma peine qui se transforme en rage. Je semble souvent excessif, c'est vrai. Je vis dans la démesure, je vois les choses en grand. Parfois trop sans doute. Au début les champs étaient remplis de phallocrates en rute, le monde semblait apaisé. Les banquettes arrières étaient à leur apogée. Le calme avant la tempête!
Car le froid est arrivé rapidement et a gagné de nombreuses entrailles. Alors depuis quelques temps une pause constante s'est installée sur mon visage. Et elle est seulement interrompue par des moments de culpabilité lorsque je me force à sourire. Chacune de ces mimiques déchire mon visage qui n'aura bientôt plus la force de mentir. Mes miettes de détresse s'ajouteront aux fragments de nostalgie pour encore mieux me trahir. Alors tout le monde comprendra...