Catalepsie du sourire.

C'est fou comme de simples regards peuvent vous absorber. Cette sensation d'évasion, quelques microsecondes, le temps d'un voyage entre iris et rétine. Partager un bout de temps, ne plus savoir quoi faire, ne plus différencier le bien et le mal. Asphyxie générale. C'est fou comme un regard peut paralyser! Mais je serai toujours étonné de l'infini vide qui rempli certains êtres. Ces cervelles qui ne connaîtront jamais un niveau plus élevé que l'école maternelle - des loosers qui passeront leur vie à bouffer de la colle. Ceux qui se sentent obligés de te parler, même de grand matin, bouche pâteuse et trace de l'oreiller en prime. Et puis il y a ceux qui se contenteraient et rêvent de l'insaisissable. Comme moi. Ceux qui espèrent un jour trouver un équilibre. Mais je ne suis pas pressé... On a tous des déchets dans nos vies, il faut faire le tri régulièrement tout en essayant de cacher nos erreurs passées.
Be Fake
# Posté le jeudi 25 juin 2009 10:22

Mémoires et souvenirs d'une jeune bouteille dérangée... et de ses excès de téquila.

Mémoires et souvenirs d'une jeune bouteille dérangée... et de ses excès de téquila.
C'est toujours pour une bouteille que l'on se retrouvera dans un décor de spots clignotants, à remuer nos popotins sur la piste! Ou parfois simplement pour s'assoir, pour regarder... et pour se moquer des autres crétins à péruque. Même à cinq heures du matin on s'arrêteras encore au beau milieu des bois en culottes courtes, à essayer d'avaler encore quelques verres. Mais l'alcool finit toujours par nous brûler la gorge.

La musique me transperce la chair et le nuage de fumée qui flotte autour de nous peut donner l'impression de voler. Les bouts de cigarettes en feux sont les étoiles qui guident nos soirées. On a mal aux jambes. On se calme. On récupère les compères allongés sur l'asphalte pour repartir de plus belle. Puis soudain le bordel qui trône dans nos têtes fait contraste avec le silence de la nuit. C'est à ce moment qu'on reconnais ses vrais amis. Ou du moins ceux qui nous ressemblent. On se dit alors qu'on ne se quittera plus !
# Posté le jeudi 20 décembre 2007 05:50
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 18:36

Une conjugaison du verbe remettre. Première personne du pluriel.

Une conjugaison du verbe remettre. Première personne du pluriel.
C'est l'histoire d'un grand petit-garçon qui un jour en arriva au point de devoir s'attacher les mains pour ne pas jouer avec un cutter... Le garçon c'est moi - et j'ai déjà décidé que ma fin ne serait pas un enterrement mais un barbecue! Ma poussière ira polluer la vie de ceux qui m'ont pourri puis elle s'envolera au cimetière des éléphants.

Arrivé à cette limite, je dois sans doute me remettre en question. Je remarque que c'est lorsque je me sens au plus mal que j'ai ce besoin d'écrire. Je ne vais pas me mentir, je ne dois pas aller très bien! Je regrette mes excès: trop de sollicitations et de besoins d'un côté - sans doute pas assez de temps et de volonté de l'autre. Pourtant on dit que rien n'est impossible... M'aurait-on menti? «Entre amis et amants il n'y a qu'un pas». En écrivant cette phrase, je n'aurais pas imaginé qu'elle décrirait encore mes sentiments, quelques mois plus tard! J'aurais voulu réussir là où ils sont nombreux à ne jamais échouer. Mais plus je m'approche, plus tout s'éloigne.

Jamais je n'ai ressenti à la fois autant d'amour et de haine - et c'est surrement à cause de ma peine qui se transforme en rage. Je semble souvent excessif, c'est vrai. Je vis dans la démesure, je vois les choses en grand. Parfois trop sans doute. Au début les champs étaient remplis de phallocrates en rute, le monde semblait apaisé. Les banquettes arrières étaient à leur apogée. Le calme avant la tempête!

Car le froid est arrivé rapidement et a gagné de nombreuses entrailles. Alors depuis quelques temps une pause constante s'est installée sur mon visage. Et elle est seulement interrompue par des moments de culpabilité lorsque je me force à sourire. Chacune de ces mimiques déchire mon visage qui n'aura bientôt plus la force de mentir. Mes miettes de détresse s'ajouteront aux fragments de nostalgie pour encore mieux me trahir. Alors tout le monde comprendra...
# Posté le samedi 01 novembre 2008 19:19
Modifié le mardi 30 décembre 2008 06:50